Clémence Marque se présente comme docteure en pharmacie, diplômée de HEC Paris, avec une expérience en conseil en stratégie spécialisé santé/pharmaceutique et en industrie pharmaceutique (projets, marketing, ventes, médical, recherche clinique). Elle a aussi été réserviste au service de santé des armées et travaille aujourd’hui dans un cluster industriel fédérant des sites de production pharmaceutiques français.
Elle préside l’association Adrastia (créée en 2014 par des citoyen·ne·s) née d’un constat de déni face à plusieurs crises convergentes : climat, ressources, biodiversité et complexification des sociétés thermo-industrielles. Elle insiste sur l’effondrement comme processus souvent lent (années/décennies) plutôt qu’un scénario “apocalyptique” instantané. Adrastia s’appuie notamment sur le rapport Meadows (Club de Rome) et sur les travaux de Joseph Tainter sur les rendements décroissants des sociétés complexes.
Elle décrit sa prise de conscience (2015–2016) comme une phase intense et déstabilisante, suivie d’un recentrage : revenir au présent, privilégier l’humain, s’engager, et contribuer à “amortir le choc” et réduire la souffrance. Elle souligne l’approche d’Adrastia : rigueur scientifique, refus du prosélytisme, et disponibilité à être contredite si des preuves solides montrent que l’effondrement peut être évité.
Sur le Covid, elle reconnaît l’impréparation et critique surtout la communication politique, mais souligne une mobilisation remarquable des soignant·e·s, de l’armée et de la recherche. Enfin, elle rappelle une idée-clé : la science est un processus collectif, fondé sur la méthode, les preuves et le consensus (non unanime et révisable), qui protège des dérives individuelles.